») A A F2 2) » >») » > NF » >>) b.- » > >> » > » >) > 55 É-- Se + = S = ES à M > D 22 > D > Ss SR Sn 5 DD» > D >> 22 D) Dm» >> > >>» D à > rrDIDE 2 DD > D 25» »> >> DD D >»D > >> À >> | 2 » > Br) M2» > D > S Die D D 3 ESS + = D > Dr REZ D DD DS D D D2r> > > æ-

>)» ) D 2 D )D D »» ZE - 23 2 me 22 DD rm D >. : ee Sos Fm SR + > > » >> PP) > DD »>d>) >} > > Des» Pa à 2,17 DD» » DD y >=>2D ,, SALE > D») 1æ5 D >; AE ae 5 22 DE PD>>> <= > ) > Si 38% 222>) 2. see DS 2222)" ES

WE

DDD 2D) D) = +, 1. DID D :

CAN w'

AT VU

VU ® ÿ

V vu SUPER

ne ÿ Ÿ

« U

Eu AUV'V

, 52» >> 5 x > 22» 3 , + S" DNS 5 D 22 DS:

ESS D> D >> »

[SMITHSONIAN D "UV V V V À * V4 NC PUR ÈCE, À V ; U V #

kil 1 À À À 01 AA MATE A

w

os

ve VUVV

2429 ES Le se 5 > 2 >: D] DS > DIS LAS | D 21DR 22m D 32 222 22 22 DD. D> D >2)5 >) ID D DD D D > > >, pp? > > 5% 22 z: D'ORDRE 2DD IP PTE

S 1 PES ES 2 à = = =

pe

En RS)

MD D2BD)D 7). TLRS ES S DD 22 22 0% >

# |

LE

hi

|

LR, > >> > PL < cos ; < Se RD D} 5} 22 Ss > D >

>>> = * D 3 2 LR EE a MT > > ee D | * Le es —— = à ere : : ee _— D

>>>

> D » D.

>>> >>» Br>

ÿ dE HUANUE

Ÿ V' VE

VE V V

Lo V

ET

D)»

4

D) >> 2) > DD 35 > 209») > D D > > ; S D > > 22 ] »2 : > a

>)» 2 = » .# . z - 2 F ) 2 >] »D > > 2 pr ] >> ] < RE

. . KL = a ne = « _ 2, —s = = SN " F5 } ÉD M Ÿ 2222 )DDDD >> BB >2)MB > DDD , P))> DD

K UN SI VI NV 4 ci VYLUVYY VY

Ÿ JV

vai È

M À

4

NTI 0h 14

ANT |

Le AM TE 1: !

fl À {

Ma

TOUR

!

EU DR) HALLE

JOURNAL

CONCHYLIOLOGHIE.

PARIS,

IMPRIMERIE DE M"° BOUCHARD-HUZARD ,

RUE DE L'ÉPERON, D.

JOURNAL

DE

CONCHYEIOLOGIE

PUBLIÉ SOUS LA DIRECTION

DE MM. CROSSE ET FISCHER. \ |

8e série. Tome IVe.

VOLUME XEE. w.

A PARIS, CHEZ H. CROSSE, RUE TRONCHET, 25.

1864.

LE

I PRET

= d n

JOURNAL

DE

CONCHYLIOLOGIE.

fer Janvier: 186GA,

-

Note sur la rapidité de l'accroissement des Mytilus,

PAR P, FISCHER.

Il est très-difficile d’assigner une durée exacte au dé- veloppement descoquilles. Si nous connaissons à peu près le temps employé par une Hélice pour acquérir les attri- buts de l’état adulte, nous sommes réduits à des hypothè- ses au sujet de l’évolution des mollusques marins.

Du reste, l'influence des milieux est coñsidérablesur la taille des mollusques. Desindividus de Mytilus logés dansles anfractuosités de rochers atteignent.à peine 2 centimètres en un an, el ne dépas:ent guère cette taille. Néanmoins ils sont parfaitement adultes et aptes à la reproduction. Si d’autres individus de la mème espèce s’accroissent plus li- brement, leur taille deviendra triple ou quadruple dans je mème espace de temps.

pres

M. Petit de la Saussaye a présenté à ce sujet des obser- vations intéressantes insérées dans le tome IV du Journal de Conchyliologre, p. 424 (1855). II rapportait le fait sui- vant :

Un navire caréné et doublé à neuf en zinc partit de Marseille pour la côte ouest d'Afrique, employa 48 jours à sa traversée, séjourna 68 jours dans la rivière de Gam- bie et mit 86 jours à effectuer sou retour. Le voyage avait donc duré 200 jours.

Arrivé à Marseille, lenavire eut sa carène nettoyée, etl’on en retira plusieurs mollusques, entreautresun Mytilus afer, un Avicula atlantica de 78 millimètres de longueur, et un Ostrea denticulata de 95 millimètres de longueur. Ces trois espèces appartenant à la faune du S. 0. de l'Afrique avaient donc au plus 154 jours d'existence à l’état adhé- rent; or on sait que les Mytilus et Ostrea quine s’attachent pas dans les premiers jours qui suivent l’éclosion périssent inévitablement.

La taille adulte aurait été atteinte par ces Acéphalés en 5 mois environ.

J'ai observé récemment des faits du même genre dans le bassin d'Arcachon (Gironde). Tous les ans on retire les balises de la passe pour les nettoyer complétement, les enduire de goudron et les replacer.

En 1862 je me rendis dans les passes et je recueillis sur une balise une énorme quantité de Moules (Mytilus edulis) d’une taille exceptionnelle (longueur 100 millimètres, largeur 48). La balise nettoyée, goudronnée et remise en place a été retirée de nouveau en 1863, un an après. Elle était chargée de milliers de Moules ayant les mêmes di- mensions.

Moins d’un an a donc suffi à cette espèce dont la taille

me. 1e

moyenne sur nos bancs ne dépasse guère 5 à 6 centi- mètres pour acquérir une longueur double.

Faut-il attribuer la grande taille de nos individus à leurs conditions d'existence? Je le suppose. Attachés, par un long byssus, à la balise et à son amarre, ballottés sans cesse par le flot, éloignés de toute cause de compression et de déformation, leur accroissement devient régulier et atteint ses limites extrèmes. Dans les bancs au contraire, les Moules adhèrent toutes au fond, sont pressées les unes contre les autres, émergent en partie à basse mer, circon- stances défavorables à leur développement.

Quant aux Moules qu'on trouve dans les anfractuosités de rochers, leur taille doit s accommoder à la forme du trou qui les a reçues après l'éclosion ; il leur est impossible de dépasser certaines limites, et leur facies change tellement, qu’on a pu prendre pour des espèces distinctes des indi- vidus rabougris et déformés. PE:

Addition au Catalogue des Coquilles marines recueillies sur les côtes de l'Algérie,

PAR H. C. WEINKAUFF.

L'examen attentif de mes collections de coquilles de la Méditerranée, et particulièrement des espèces que j'ai re- cueillies ‘sur les côtes d'Algérie, m'a permis de reconnaître que quelques-unes avaient été déterminées fautivement ou considérées à tort comme des variétés.

—8$

Après les notes étendues et les rectifications dont mon catalogue a été l’objet de la part de plusieurs naturalistes, j'ai cru devoir moi-même donner un supplément, et je tiendrai plus tard les lecteurs du Journal de Conchyliolo- gie au courant des additions nouvelles que je compte pu- blier, s'il y a lieu.

4. Murex gibbosus, Lamarck, His!. VIE, p. 166. Le jaltoni Adanson. (Kiener). Cog. viv., pl. vu, fig. 5.

Hab. Alger. Peu commun.

Au moment j'ai rédigé mon catalogue, je n'avais pas encore reconnu cette espèce, l'ayant considérée comme une variété du Wurex erinaceus. Voilà encore une co- quille sénégalaise.

2. Murex lamellosus, de Cristofori et Jan. (Philippi, Enumér., t. 1, p. 179, pl. x1, fig. 50.) Hab. Alger (cap Matifou), sur le corail.

J'ai commis une confusion au sujet de cette espèce. J’a- vais reçu un exemplaire du Pyrula squamulata, Philippi, et, peu de temps après, une autre coquille qui m'avait paru semblable, quoiqu'elle possédât un opercule de Murex, ei que j'ai reconnue plus tard être le lfurex lamellosus.

M. Petit, dans l'intervalle (Journ. Conch.,1. XI, p. 358), m'a reproché d’avoir classé le Pyrula squamulata dans ie genre Coralhophila d'Adams, quoique j’eusse déclaré que son mollusque portait un opercule de Hurex. Ce reproche tombe devant les faits que j'expose aujourd’hui, le Pyrula squamulala appartenant bien, en effet, au genre Corallic- plula, et lexemplaire pourvu d'un opercule de Murex n'étant autre chose que le Âurex lamellosus.

Le Pyrula squamulata me parail très-voisin des Pur-

me Di pura costata, Blainville, et plicata (Marex), Martini, et ne semble pas différer spécifiquement du Purpura brevis, Blainville On établira donc sa synonymie comme il suit : Coralliophila (Purpura) brevis, Blainville. Pyrula squamulata, Philippi.

Hab. Sicile (Philippi), côte d'Italie (Fiberi), Alger, cap Maiifou (Weinkauff).

5. Murex scaber, Lamarck, Hist., t. VIX, p.175.

(Kiéner, Coq. viv., p. 101, pl. 1x, fig. 2.)

Hab. Alger. Rare.

4. Ovula (Simnia) Nicæensis, Risso (Hist. nat. Eur. Méem., IV, p. 255, fig. 150).

Hab. Alger. Dragué mort à l'entrée du port.

5. Cerithium Crosseanum, Tiberi.

(Journ. Conchyl., t. XI, p. 161, pl. vi, fig. 2.)

Hab. Alger. Dragué 5 exemplaires mieux conservés que celui qui a été figuré par M. Tiberi. Bône (Tiberi).

6. Lillorina punctata, Gmelin.

(Dunker, Guin. Moll., pl. 11, fig. 25-25.)

Hab. Alger. Commun. Se trouve avec le L. cœærulescens dont il n’est peut-être qu’une variété. Vit sur les rochers da rivage et s'élève très-haut au-dessus du niveau de l’eau. Espèce sénégalaise.

7. Trochus tumidus, Montagu.

(Chemuitz, éd. IE, p. 195, pl. xxix, fig. 20 et 25.)

Hab. Alger. Commun au cap Maiifou.

8. Bulla { Haminea) folliculus, Menke.

(Zeitschrift für Mal., 1855, p. 141.)

Hab. Alger. Commun dans le port, sur les roches du

petit fort.

Quelques exemplaires de petite taille de l'espèce men-

4

tionnée dans mon Catalogue sous le nom de Bulla hydatis se rapportent à cette espèce. Je possède un exemplaire authentique de Bulla folliculus provenant de Gibraltar. Je ne sais si l'espèce est figurée, et il serait utile d’en don- ner une représentation exacte.

9. Mytilus edulis, Linné, var. pellucidus. (Donov., Brut. shells, éd. Chenu, f. 1-5.) Hab. Alger, dans le port, adhérent aux chaînes.

Cette espèce, que j'ai nommée M. minimus, Poli, dans mon Catalogue, p. 528, 2, parait semblable au AZ. sagit- tatus, Poli. Ce dernier nom ne doit pas être considéré comme synonyme du À. galloprovincialis.

Néanmoins le Mytilus minimus doit rester dans le ca- talogue : on le trouve également à Alger.

410. Ostrea hippopus, Linné.

Hab. Alger, Sidi-Féruch. Commun. Espèce comestible, importée sans doute par les concessionnaires des parcs aux huîtres.

A1. Venus (Tapes) aurea, Gmelin. (Maton et Rackett, pl. n1, f. 4.) Hoab. Bône, dans l’eau saumâtre. Rare.

49. Psammobia costulata, Turton. (Philippi, Enumer. Moll. Sicil., t. I, pl. nr, fig. 8.) Hab. Alger. Rare.

Outre ces espèces, j'ai reçu dernièrement de M. Liron d'Alger un Lithodome différent du L. lithophagus. J'attends quelques échantillons de la mer Rouge pour les comparer avec l’espèce algérienne, et je compte publier ultérieure- ment le résultat de mon examen.

Enfin j'invite les lecteurs du Journal de Conchylhologie

HU NUE

à retrancher de mon catalogue les espèces suivantes comme mal déterminées :

. Tellina punicea, Born.

. Scalaria coronata, Philippi.

. Trochus Sauleyi, d'Orbigny.

. Pleurotoma granum, Philippi.

. Fusus echinatus, Philippi.

. Dentalium fissura, Lamarck. H. W.

n

© à + QI N

Observations sur quelques espèces de la Méditerranée ,

PAR H. C. WEINKAUFF.

1. 'TRITON SUCCINCTUM, Lamarck.

Dans mon catalogue des Mollusques d'Algérie, j'avais tenté de restituer à cette espèce le nom linnéen de Mu- rex olearium, d’après M. Dunker. Mais, en étudiant moi- même les auteurs anciens, j'ai trouvé que cette détermi- nation était douteuse.

Linné, décrivant son Murex olearium, cite Lister (fig. 51, pl. 956, et fig. 32, pl. 957, qui diffèrent l’une de l’autre); Bonanni (Récréat., IN, p. 289), l’on ne sau- rait reconnaître notre espèce, et Gualtieri (pl. 80, fig. A), qui a représenté, sans aucun doute, le Ranella gigantea.

La diagnose de Linné n’est pas plus facile à interpréter, car les mots suturis allernis peuvent aussi bien s’appli-

19

quer au Ranella gigantea de Lamarck arrivé à l’état adulte.

Born n’a pas débrouillé la synonymie; tout en mainte- nant l'espèce linnéenne, il a fondé pour une simple va- riété (Séba, IT, pl. 57, fig. 51, et Martini, IV, pl. 131, fig. 1252-55) une nouvelle espèce, le Murex costatus. De même, Chemnitz a adopté l'espèce de Linné ë a établi son Argus fascialus sur une variété.

Lamarck, considérant que Linné appliquait deux noms distincts à deux figures de Gualtieri représentant la même espèce (Ranella gigantea) à des âges différents, a sup- primé les deux noms pour y substituer celui de Ranella gigantea. En agissant ainsi, Lamarck supposait que Linné n'avait pas connu notre espèce (Triton succinctum); M. Hanley, qui partage cette opinion, n’a pas trouvé le Triton succinctum dans la collection de Linné. Sous le nom de Murex olearium on ne voit que le Ranella gigan- tea, Lamarck. Quant au Murex reticulatus de Linné, éta- bli d’après la figure M, pl. 49, de Gualtieri, il est repré- senté dans la collection de Linné par le Ranella tubercu- lala, Broderip, coquille qui a beaucoup de rapports avec l'état jeune du Ranella gigantea que M. Hanley a peut- être méconnu.

Mais quel nom alors portera notre espèce? On a pro- posé de revenir au nom de Born : Mureæ costatus; mais on ne saurait adopter cette dénomination, Born ayant commis une confusion analogue à celle qu’on peut repro- cher à Linné. Il en est de même pour Chemnitz. Dillwyn a proposé le nom de Murex parthenopus ; mais cette dé- nomination est employée dans un simple catalogue et n'a pas, par conséquent, de droits à la priorité.

Il faut donc en rester au nom de Lamarck, qui a l’a-

vantage de la priorité et qui en même temps est connu le

plus généralement. Voici la synonymie :

TRITON SUCCINCTUM, Lamarck.

Murezx olearium, Born, non L. _ parthenopus, Dillwyn. Var. B. Murex costatus, Born. Var. C. Murex argus fasciatus, Chemnitz. Adansonti, Dunker.

2. CANCELLARIA CANCELLATA, Linné.

Les descriptions des Mollusques du genre Cancellaire sont, pour la plupart, non-seulement insuffisantes, mais encore contraires aux observations que j'ai faites à Alger sur l'animal du Cancellaria cancellata.

L'espèce vit sur un fond sablonneux, dépourvu presque complétement de plantes marines dans les différents points j'ai dragué. M. Deshayes avance, au contraire, que la Cancellaire vit sur les plantes marines. Le plus grand nombre d'exemplaires se récoltent à peu de distance du rivage, par 25 ou 50 pieds de profondeur : quelquefois même on les recueille à une moindre profondeur, dans la région qu'habite le Donax trunculus (1).

Le mollusque peut se développer beaucoup hors de sa coquille, de telle sorte que la tête et le cou atteignent alors la longueur de celle-ci. Le pied est également plus long que la coquille, étroit et tronqué en avant, il se pro- longe au devant de la {ète, et terminé postérieurement en pointe mousse. Les tentacules courts portent, un peu au- dessus de leur base, uñe bandelette obscure dans laquelle

(1) Jai trouvé une jolie variété à stries plus serrées, sur un fond vaseux, par 30 brasses de profondeur. Elle est rare. H, W,

14

on aperçoit les petits yeux ponctiformes, non saillants, et semblables à un petit trou noirs Le manteau recouvre complétement le canal sans constituer un tube siphonal.

Les mouvements de l’animal sont lents; la surface du pied retient adhérente une quantité de sable fin qu’il n’a- bandonne pas en se retirant dans la coquille, de sorte que celle-ci semble fermée avec du sable, et que l’on croirait avoir dragué une coquille morte remplie de sable. En outre, la coquille en totalité est recouverte de sable fin, adhérent, qu’on ne peut détacher qu’avec la brosse. Cette circonstance donne à penser que les Cancellaires s’enter-

rent dans le sable comme certaines espèces du genre Bull.

3. NATICA MILLEPUNCTATA, Lamarck.

Voici, d'après mes recherches, quelle doit être la syno- nymie de cette espèce :

NATICA MILLEPUNCTATA, Lamarck.

Nerita punctata, Karsten (Recluz). Var. B. Séatus juvenilis. Nerita stercus-muscarum, Gmelin (Philippi). Var. C. Maculis maoribus rufis intermixta. Natica hebræa, Martyn (Recluz). maculata, Deshayes. adspersa, Menke.

4. LATIAXIS TECTUM-SINENSE, Deshayes.

M. Petit me reproche d’avoir placé cette espèce dans le sous-genre Latiaxis. En se reportant à la description de M. Deshayes, il trouvera les lignes suivantes consacrées aux espèces du même groupe :

« Elles sont sur la limite des genres Mure, Pyrula,

PNR pee

« Fusus, et offrent de grands rapports avec les Pyrula Mawæ, Gray, Eugeniæ, Bernardi, fusiformis, Chenu. « Si le genre que l’on a proposé pour ces formes est « adopté, elles y rentreront indubitablement. » (Journ. Conch:, t..V, p. K1.)

Les deux espèces de M. Deshayes sont pourvues d’un large ombilic, et si ce caractère n’est pas énoncé dans la diagnose du Murex fectum-sinense, comme dans celle du Murex laceratus, les figures 1-2 de la planche 11 (Journ. Conchyl.,t. V) le montrent nettement; l’ombilic, du reste, n’est pas moins appréciable dans mon exemplaire d'Alger.

5. PLEUROTOMA UNDATIRUGA, Bivona.

D'après M. Petit (1), cette coquille proviendrait origi- nellement de la côte ouest d'Afrique «parce qu’elle paraît y « être commune et qu'elle y prend un plus grand déve- « loppement. » Or le Pleurotoma en question ne paraît pas être plus rare à Alger qu’au Sénégal, j'en ai recueilli moi-même sept exemplaires; six autres se trouvent dans une collection d'Alger; enfin M. Liron m'a écrit, il y a quelque temps, qu’on lui en apportait fréquemment des individus durant l'été.

Quant au développement, je possède des exemplaires de 65 millimètres de longueur, et le plus petit atteint 58 millimètres ; il dépasse encore la taille des spécimens de Reeve et de Kiéner. En revanche, le Pleurofoma bal- teata, de Kiéner, provenant de Sicile, est représenté par cet auteur avec des dimensions inférieures à celles de la même espèce recueillie au Sénégal; c’est peut-être cette considération qui a porté M. Petit à considérer le Pleuro- toma undatiruga comme originaire du Sénégal.

(1} Journal de Conchyliologie, t. XI, p. 338.

eg | pute

Dans tous les cas, la présence de cette espèce dans les couches subapennines du pourtour de la Méditerranée, pourrait donner un appui réel à la meilleure hypothèse sur l’origine de notre espèce. H. W.

Note sur les Psammobhies des côtes d'Algérie et description d’une espèce nouvelle,

PAR H. CROSSE.

M. Deshayes dans son grand ouvrage sur l’Algérie, et M. Weinkauff dans son catalogue (1), ne citent que deux espèces appartenant au genre Psammobia. L'une d'elles, le P. vespertina, Gmelin, dans la synonymie de laquelle doivent entrer les Tellina depressa de Donovan et #. al- bida de Dillwyn, est répandue avec une égale abondance sur les côtes de l'Océan et sur une partie de celles de Ja Méditerranée. Ii en est de même de l’autre espèce. P. Fer- roensis, Chemnitz, ou P. incarnala, Pennant, son syno-

nyme. M. Mac-Andrew, dont les utiles recherches ont aug- :

menté, dans une proportion notable, la somme de nos connaissances sur la distribution géographique des Mol- lusques européens, en a recueilli à Alger une troisième, le Psammobia costulata, Turton, qui parait assez répandue dans la Méditerranée. En effet, elle a été trouvée en Grèce par MM. Graves et Spratt, et en Sicile par M. Philippi,

(4) Journai de Conciujt., 1862, p. 318.

LEA

qui, la considérant à tort comme nouvelle, lui a donné le nom de Psammobia discors.

Enfin M. Weinkauff a soumis récemment à notre exa- men deux autres Psammobies provenant également du littoral algérien et n’appartenant à aucune des espèces précédemment citées.

L'une, qu'il a recueillie avec l'animal, sur la plage, après une forte tempête, nous a paru devoir être rappor- tée au Psammobia intermedia de Deshayes (1), que M. Mac-Andrew a recueilli à Faro, sur la côte de Portu- gal. Voilà donc encore une espèce qui passe d’une mer à l'autre et que l’on trouve à la fois dans l'océan Atlantique et dans la Méditerranée.

L'autre coquille, qui porte à cinq le nombre de Psam- mobres actuellement connues sur les côtes de l'Algérie, nous à paru suffisamment distincte de ses congénères par ses caractères spécifiques pour nous permettre de la dé- crire comme nouvelle.

PsammoBiA WEINKAUFFI. ( PI. IE, fig. 4.)

T. anguste transversa, subcompressa, subæquilaterals (latere postico paulo majore), strüs obliquis, ad latus posticum subito evanescentibus impressa, mtidula, albida, roseo pallide radiata, versus margines epidermide tenui induta ; latere antico anguste rotundalo, postico oblique truncalo, lœvi, ad umbones compresso, subangulato; car- dine in valva dextra bidentato, in sinistra unidentato, dentibus apice subbifidis ; sinw pallii profundo, parum conspicuo; valvis inlus albidis. Lat. 46, long. 22, alt. ulriusque valvæ 10 millim. (coll. Weinkauff).

Habitatin Algeria.

(1) Proceed. of xool. Soe., 1854, p. 319.— Reeve, Conch. Ico- nica, 25, 2

LOVE ES

Coquille étroitement transverse, subcomprimée, et pa- raissant à peu près équilatérale, bien qu’en réalité le côté postérieur soit le plus grand. À l'extérieur, elle est lui- sante, blanchâtre avec de nombreuses radiations longi- tudinales d’un rose pâle, et sillonnée de nombreuses stries obliques qui disparaissent brusquement vers le côté posté- rieur : près des bords, on trouve encore quelques traces d’un épiderme mince, peu développé et d’un jaune ver- dâtre. Le côté antérieur est étroit, arrondi; le côté posté- rieur lisse, obliquement tronqué, comprimé et subangu- leux dans la partie qui avoisine les crochets. La charnière est composée de deux dents sur la valve droite et d’une sur la valve gauche : toutes trois sont très-légèrement bi- fides à leur sommet. Le sinus palléal est profond et peu apparent, et l’intérieur des valves blanchâtre. La largeur de la coquille est de 46 millimètres, sa longueur de 22, son épaisseur de 10.

Si nous comparons cette espèce à ses congénères des mers d'Europe et du Sénégal, nous ne voyons guère que le Psammobia Ferroensis; Chemnitz, dont il soit possible de la rapprocher. Elle en a les radiations longitudinales et à peu près la forme, mais elle s’en éloigne par son as- pect luisant, et surtout par ses stries obliques brusquement interrompues vers le côté postérieur : dans l’autre espèce, au contraire, les stries ne sont pas obliques, et, arrivées vers le côté postérieur, elles deviennent plus prononcées et forment comme des plis. Nous ne retrouvons ce singu- lier caractère de stries obliques disparaissant subitement que dans quelques PsamNobies provenant des mers de i'fnde, le P. cœrulescens, Lamarck, de Ceylan, d’ailleurs bien différent de notre espèce, et surtout le P. Malaccana, Reeve, qui a de grands rapports avec elle, mais qui s’en distingue par une forme plus ovale, moins élancée et par l'absence de radiations. *

EC Ne

Nous donnons à cette espèce le nom de notre honorable correspondant, M. Weïnkauff, qui l’a recueillie en Algé- rie et qui nous la communiquée : elle fait partie de sa collection. D’après lui, un autre exemplaire existerait au musée d’Alger, sous la dénomination de Psammobia in- carnata, nom créé par Pennant et synonyme de P. Fer- roensis, ainsi que nous l'avons dit plus haut. H. C.

Description de trois espèces nouvelles,

PAR M. LE D' PRor.

MELANIA PLUMBEA. (PI. II, fig. 1.)

T. ovato-turrita, crassa, ponderosa, sub stralo nigro crasso sordide olivacea, haud nitens. Anfract. 7-8 (apex ipse deest) conveæiusculi, sutura distincta irregulari di- visi; supremi medio angulati, infra angulum longitudi- naliter costati, coslis obhiquis, distantibus ; sequentes læ- vigali, superne subangulali, sulcis nonnullis spiralibus, lalis, indistinctis, præcipue in anfractu ultimo et ad basin conspicuis, ornali ; anfractus ultimus convexus, nonnun- quam superne geniculatus et obscure nodulosus. Apertura magna, ovala, basi effusa, livida ; columella incrassata, labium callo crasso livido indutum, labrum tenue, leviter sinualum, antice subproductum.

Long. 39°*, diam. 18. Apert. long. 16°”, lat. 8°"

Habitat in Nova-Guinea ?

Espèce grossière, pesante, revêlue d’un épiderme oli-

-Opree

vâtre. Les deux ou trois premiers tours de spire sont sub- anguleux au milieu et présentent au-dessous de cet angle des côtes longitudinales obliques, bien marquées, et éloi- gnées les unes des autres, croisées par des stries spirales fines et serrées. Les tours suivants n’offrent rien de sem- blable; ils portent à leur partie supérieure quelques traces vagues de sillons décurrents larges, un peu plus visibles sur le dernier tour et à la base. Le bord gauche de l’ou- verture est revêtu d’une callosité très-épaisse dans toute sa longueur, et la columelle est fortement épaissie et ver- sante à la base. Cette espèce se place par la forme de son ouverture à côté de M. lateritia, Lea.

MeLaniA (Hemisinus) WesseLr. (PI. IL, fig. 2.)

T. anguste turrita, valde elevata, solida, fusca, trun- cata. Anfractus convexi, spiraliter et regulariter hrati, strüs incrementi conspicuis decussati. Apertura elliphca, basi late truncata et sinuata ; columella torta, abrupte truncala.

Long. (anfrac. 7) 42"%, diam. maj. 9°®; diam. trun- cat. 2 192"; long. apert. 10°".

(Le bord droit de mon échantillon n'étant pas parfai tement intact, je ne peux pas indiquer le diamètre de l’ou- verture.)

Cette intéressante espèce appartient au groupe ou genre Hemisinus et vient se placer à côté de H. (Basistoma) Edwarsii, Lea : elle s'en distingue, dureste, facilement par l'élévation de sa spire et la convexité régulière de ses tours. Elle est ornée, d’un bout à l’autre, de cordelettes élevées subégales qui se détachent en noir sur le fond de la coquille, et sont croisées par des stries d’accroissement également foncées. La direction des tours est remarqua- blement oblique par rapport à l’axe, ce qui donne à la

921

coquille un facies très spécial, comme si elle avait été for- tement étirée dans le sens longitudinal. M. Wessel, de Hambourg, qui a bien voulu me céder l'échantillon que je fais figurer, en possède un autre dont les dimensions sont d’un tiers plus considérables : ce sont les deux seuls que je connaisse, Quant à la provenance de cette espèce, elle est douteuse. L’étiquette qui l’accompagnait dans la collection de M. Wessel portait « Melania hastata, West- Indies » sans nom d'auteur. Je ne connaïs qu’une M. has- tata d'Anthony qui provient des États-Unis et n’a aucun rapport avec celle-ci. Il est plus que probable que la pa- trie de notre Mélanie est le Brésil.

Hezix HumuserrTi. (PI. II, fig. 5 et 6.)

T. laleet profunde umbilicata, discoidea, subirregularis, solidula, superne costulato-striata, subtus vix striatula, mhda, unicolor olivaceo-fusca ; spira plana. Anfract. 5 vix conveæiusculh, ultimus antice descendens. Apertura obli- qua, obtuse cordata, lamella una parielali, centrali, va- lida, sinuata et palatali una profunda, brevi (extus haud conspicua) coarctala. Peristoma dilute violacéo-fuscum, callosum, brevissime reflexum; marginibus callo elevato Junclis, supero subdentato, infero dente quadrato mu- nilo.

Alt. 9 millim., diam. maj. 25, min. 20.

Habitat in insula Ceylan (Humbert).

Cette espèce a les plus grands rapports avec l'H. er- ronea, Alb.; cependant elle s'en distingue assez facilement déjà par son apparence extérieure, et je l’avais séparée dans ma collection à titre de variété avant d’avoir décou- vert ses caractères distinctifs internes. Elle est relative- ment plus élevée que l’erronea, et l’ombilic est plus pro-

—— 09

fond : sa forme, sans être parfaitement régulière, ne pré- sente cependant pas cet angle saillant que j'ai observé sur tous les nombreux échantillons d'A. erronea que j'ai entre les mains. Sa couleur est différente, rappelant plutôt celle de l'H, Charpentieri; enfin les stries de sa surface sont moins marquées. À l’intérieur, elle ne présente que deux lamelles, une forte pariétale médiane comme l'A. erronea, et une autre peu développée, palatale, placée au bas du der- nier (our, près de la suture inférieure. Tandis que tous les échantillons d'Æ. erronea que j'ai ouverts m'ont constam- ment présenté sept lamelles internes, Pfeiffer n'indique, dans sa Monographia Heliceorum (Suppl. Il, p.298), que trois lamelles palatales. On n’en voit, en effet, que trois si on regarde du côté de l'ouverture ; mais si on ouvre la co- quille vers le milieu du dernier tour, de manière à voir les lameiles par derrière, on en compte quatre presque égales. Ces lamelles sont tout à fait semblables dans V'H. Rivoli, et placées de la même manière; seulement elles sont moins fortes et moins profondément siluées. L’unique lamelle palatale de Y H. Humberti correspond à la lamelle palatale inférieure des H. Rivoli et erronea. Cette espèce a été recueillie à Ceylan par M. A. Hum- bert : elle vit dans ies mêmes localités que l'A. erronea, mais elle paraît être beaucoup moins commune (4). A. B.

4) Nous avons cru devoir donner sur la planche II la figure et la coupe au trait des 4. Humberti et erronea, indispensables, selon nous, par suite de la grande ressemblance extérieure des deux espèces. Nous représentons aussi, sur la même planche, et comme point de comparaison, deux autres espèces du même groupe, que l’on trouve également à Ceylan, et dont il est ques- tion dans l’article de M. Brot, l'Helixæ Rivoli, Deshayes, et l’Helix Charpentieri, l'fciffer, rares encore dans les collections : la der-

cu 08 Fe e

Catalogue des espèces appartenant au genre Pomatias, et description d'une espèce nou- velle,

PAR H. CROSSE.

X, Généralités.

Le genre Pomatias a été créé en 1789, par Studer (1), pour un petit groupe de Cyclostomacés, remarquables par leur forme particulièrement allongée et leur opercule cartilagineux, paucispiré et composé de deux lamelles. L'armature de leur masse buccale, bien étudiée par le docteur Troschel (2), diffère de celle des autres Cyclosto- macés, notamment en ce que les plaques latérales externes du Radula ou râpe linguale sont excessivement petites et beaucoup moins développées que les autres. Mais, si l’en- semble de ces caractères différentiels permet d'adopter comme genre ce petit groupe assez bien délimité et presque localisé en Europe, nous pensons qu'on ne peut, sans exagération, l’élever au rang de famille, ainsi que

nière de ces espèces est entièrement dépourvue de lamelles in- ternes. La figure 5 représente l’H. Humberti; la fig. 6, la coupe horizontale de la même espèce : la figure 7. l'A. erronea; les figures 8 et 9, les coupes horizontale et verticale de la même espèce, pratiquées de manière à montrer la situation et la dispo- sition des lamelles internes. La figure 10 représente l'A. Rivoli, ct la figure 11 l’H. Charpentieri. H. CROSSE.

(1) Studer, in Coxe’s Trav. in Switzerland, 1789. Studer, Verzeich, p. 21, 1820.

(2) Das Gebiss der Schnecken, etc., 1, pages 65 et 241.

70

l'ont fait MM. Gray (4). et A. Adams (2) et Troschel (3), en proposant les noms plus ou moins heureux de Poma- tiaina, Pomatiasinæ et Pomatiacea. M. Pfeiffer, dans sa monographie des Pneumonopoma, énumère 10 espèces vivantes appartenant au genre Pomalias ; il en porte le nombre à 46, dans son premier supplément. Nous en connaissons actuellement 20, ainsi qu’on le verra plus loin dans notre Catalogue.

EE. Bescription d’une espèce nouvelle. PomarraAs HinazGor. (PI. IT, fig. 5.)

T. perforata, conico-turrita, parum pellucida, cras- siuscula, sat remote et suboblique costulala, cinereo-brun- nea ; spira apice obtusiuscula; anfr. 9 parum convexi, embryonales 2 lœvigati, albido-lutei, sequentes costulati, sutura conspicua separati, ultimus basi obsolete subangu- latus; apertura verticahs, subovato-rotundata, fauce pallide castanea; peristoma duplicatum, crassum, album : internum vix continuum, exlernum ad occursum anfrac-

.tus penullimi subinterruplum, utrinque expansum, re- flexum, extus album, margine sinistro subauriculato.— Long. 42 millim., diam. maj. 5 172 mallim.; apert. cum perist. 5 millim. longa, 4 475 lata (coll. Crosse).

Habitat « Pena de Gorbea et Pena de Orduna » His- paniæ.

Coquille munie d’une perforation ombilicale, de forme conico-turriculée, faiblement transparente, relativement épaisse, ornée de costulations longitudinales légèrement obliques et assez éloignées les unes des autres : colora-

(1) Cat. Phan., p. 211. (2) Gen. Rec. Moll., IT, p. 298 ex parte. (3) Troschel, L. c.

"Jus

tion générale d’un brun plus ou moins cendré. Spire ter- minée par un sommet obtus. Les tours, au nombre de neuf, sont faiblement convexes ; les deux premiers (em- bryonnaires) sont lisses et jaunâtres, les suivants costulés et séparés par une suture bien apparente; le dernier presque imperceptiblement anguleux à la base. L’ouver- ture verticale et de forme ovale-arrondie est d’un marron pâle à l’intérieur. Le péristome est double, épais et d’un blanc mat, le bord interne sensiblement continu ; le bord externe, légèrement interrompu à l'endroit il ren- contre l’avant-dernier tour, est largement étalé des deux côtés, réfléchi, subauriculé, extérieurement blanc. La “longueur de la coquille est de 12 millimètres ; son plus grand diamètre, de 5 1/2 : l'ouverture, y compris le pé- ristome, mesure 5 millimètres de long sur 4 1/5 de large.

Ce Pomatias provient d'Espagne et nous a été commu- niqué par M. J. Gonzalez Hidalgo, qui s’occupe avec suc= cès (le la recherche des mollusques de son pays et auquel nous nous faisons un plaisir de le dédier. Il a été recueilli dans la Pena de Gorbea, à 1,400 mètres au-dessus du niveau de la mer, sur les points dits Zgurinao et Pico de Altamira, et dans la Pena de Orduna (Vizcaya).

Si nous comparons cette espèce à ses congénères, nous trouvons qu’elle est plus solide, plus épaisse, plus foncée de coloration, plus large et plus franchement double de péristome qu'aucune d’elles. Son ombilic et sa taille sont à peu près ceux des P. obscurus, Draparnaud, et P. cras- silabrum, Dupuy; mais elle est beaucoup plus épaisse, pro- portionnellement plus large, de coloration différente et pourvue de costulations plus fortes et moins serrées. Ces costulations sont comparables à celles du P. Nouleti, bien qu'un peu plus obliques. Notre espèce est, d’ailleurs, fort

= distincte du P. Nouleti par son épaisseur, sa coloration,

son absence de fascies, et surtout par son péristome large, épais, double et auriculé.

HEX. Catalogue des espèces du genre.

À l'exemple de M. Pfeiffer, nous divisons les Pomatias en deux sections, dont la première comprend les espèces dont le péristome présente des expansions auriculiformes plus ou moins développées, et la seconde celles qui ne présentent pas ce caractère.

A. Peristomate auriculato. À, POMATIAS AURITUS.

Cyclostoma auritum, Liegler, Mus. excissilabrum, Mühlfeldt, Mus. Pomatias auritus, Rossmässler, Icon., VI, p. 50, t. 28, fig. 598. Hab. Dalmatie, Montenegro et Albanie.

2. POMATIAS DALMATINUS.

Pomatias Dalmatinus, Parreyss, mss.

Pfeiffer, Malak. BI, 1863, p. 156.

Hab. Castelnuovo (Dalmatie).

Cette espèce, très-voisine de la précédente, s’en dis- tingue par sa forme plus élancée, ses côtes distantes entre lesquelles existent des stries plus fines, son ouverture plus ovale et la disposition de son bord externe.

3. POMATIAS EXCISUS.

Pomatas excisus, Mousson, Coq. terr. et fluv. Schlæfli, p. 51. Hab. Janina (Albanie).

AR; D'ECR

Cette espèce est imperforée : d’après l’auteur, elle ne peut être comparée qu'aux P. auritus et fessellatus; elle en diffère en ce qu’elle est plus élancée, subdiaphane et remarquable « par la grandeur de l'intervalle qui sépare « l'oreillette gauche du bord largement réfléchi de la sur- « face de l'avant-dernier tour. »

4. POMATIAS OBSCURUS.

Cyclostoma obscurum, Draparnaud, Hist., p. 39, pl. 1, fig. 13.

Pomatias obscurus, Pfeiffer, Monog. pneum., I, p. 298.

Hab. les Pyrénées ; Salles (Landes) et Foix (Ariége), d’a- près M. Boutigny.

M. Pfeiffer réunit à cette espèce le P. Sfuderi «, Hart- mann (1), et considère comme variété minor les Cyclo- sloma fimbrialum, Reeve, mss., et apricum, Charpen- tier, mss.

5. POMATIAS HipaLGor. _ Pomatias Hidalgoi, Crosse, Journ. Conch.,1864;pl. 11, fig. 5 (2), p. 24. Hab. Pena de Gorbea (Espagne).

6. POMATIAS CRASSILABRUM.

Pomatias crassilabrum, Dupuy, Moll. France, p. 511, pl. xxvi, fig. 11. Hab. les Pyrénées.

7. PoMATIAS PARTIOTI.

Pomatias Partioti, Moquin-Tandon, Moll. France, I, p. 501, pl. xxvi1, fig. 52-54.

(1) Neue Alpina, I, p. 214. (2) Voir, pour plus de détails, la diagnose qui fait partie du présent arlicle,

AORRS

Hab. les Pyrénées, Lourdes et le cirque de Gavarnie

(M. Boutigny).

P:

8. POMATIAS CARTHUSIANUS.

Pomatias Carthusianus, Dupuy, Moll. France, p. 516, pl. xxvi, fig. 44. apricus, Mousson (test. Dupuy, Drouet et Mousson ipso in Coq.terr. el fluv. Schlæfli, p. 52. Hab. les Alpes françaises, la Grande Chartreuse, etc.

9. POMATIAS TESSELLATUS.

Cyclostoma tessellatum, Wiegmann , mss. Mus. Berlin. Pomatias tessellatus, Pfeiffer, Zeits. für Malak., 1847, 110.

Cyclostoma conspersum, Liegler, Mus.

Hab. l'ile de Corfou.

10. POMATIAS SEPTEMSPIRALIS.

Helix septemspiralis, Razoumowski, Hist. nat., 1789, I, p. 278. Pomatias variegatus, Studer, in Coxe, Trav. Switz., 1789, IIT, p. 452 (sans description). Turbo striatus, Vallot, Ex. Haist. nat. Côte-d'Or, 1801, P. 6. Cyclostoma maculatum, Draparnaud, Hist., 1805, p.59, pl. 1, fig. 12. turriculatum a etc, Menke, Syn., ed. IT, p. 40. Pomatias Studeri 8, Hartmann, Neue Alpina, I, p. 214 (ex parte). maculatus, Pfeiffer, Monogr. Pneum., T, p. 501.

99

Hab. la France, la Suisse, l'Allemagne méridionale, l'Illyrie et l'Espagne.

On voit, par les quelques synonymies qui précèdent, que cette espèce a été désignée par les auteurs sous bien des noms différents. Nous ajouterons que, d'après M. Pfeif- fer, on doit y réunir, à titre de variété, le Pomatias Villæ Spinelli, qui ne s’en distingue que par sa forme plus allon- gée et par les costulations plus marquées de ses tours su- périeurs.

41. POMATIAS PATULUS.

Cyclostoma patulum, Draparnaud, Hist., p. 38, pl. 1, Hp. 9,10. Pomatias patulus, Pfeiffer, Monog. Pneum., 1, p. 501. StuderiB, Hartmann, Neue Alpina, 1, p. 214 (ex parte). Cyclostoma turriculatum b, Menke, Syn., ed. IT, p. 40. Hab. le midi de la France, la Hongrie, l’Illyrie, l'Italie et l'Espagne. Le Pomatas Henricæ, Strobel (Malac. Trentina, p.18), n’est, d’après M. Pfeiffer, qu’une variété de cette espèce, d’une couleur cendrée plus ou moins jaunâtre.

12. Pomarras Porrotr.

Pomatias Porroti, Strobel (emend.), Note malac. Val- bremb., p. 22. Hab. la Lombardie.

B. Peristomate non auriculato.

45. PomaTrASs HimALAvæ. Pomatias Himalayæ, Benson, in Ann. a. Mag. of nat. History, mars 1859 (tirage à part, p. 41). Hab. la vallée de Rungun une altitude de 4,000 pieds

anglais); le Darjiling une altitude de 7,000 pieds anglais).

Il est assurément intéressant de retrouver dans l’'Hima- laya un représentant du genre Pomatias, qui paraissait si exclusivement européen : c’est un rapport'de plus à signa- ler entre la faune malacologique de certaines parties mon- tagneuses de l'Inde et celle de nos pays. Quoi qu’il en soit, M. H. Benson, qui, par ses utiles travaux , a tant contribué à faire connaître les nombreuses espèces terrestres et flu- viatiles de l'Inde et des pays voisins, a révélé au monde savant, en décrivant cette espèce, un fait scientifique des plus curieux. Le recueil qui renferme la diagnose étant peu répandu en dehors de l'Angleterre, nous croyons être utile à nos lecteurs en la reproduisant. Pomatias Hima- layæ, n.s. Testa perforala, altenuato-lurrita, solidiuscula, oblique confertim crassicostata, albida, epidermide tenui pallide cornea induta ; spira elongato-lurrita, sensim de- crescente, apice obluso, sutura impressa ; anfr. 7-8 con- vexiusculis, ullimo rotundalo, costis remotioribus non- nullis intervenientibus, mox desinentibus, pone aperturam munilo ; apertura vertical, ovato-rotundata ; peristomale duplici, incrassalo,exlerno expanso, reflexiusculo,interno continuo, superne ad angulum parietalem fissura minime profunda diviso. Operculo tenuissimo, membranaceo, translucente, paucispirato. Long. 5 172 10, diam. 2 192 4 mull.; apert. 5 mull. longa, 2 112 lata.

14. PoMaATIAS BARTHELEMYANUS.

Pomatias Barthelemianus, Shuttleworth, in Bern. Mit- theil., décembre 1852, p. 294.

Hab. les îles Canaries.

Cette espèce, établie sur un échantillon unique qui ap- partient au musée de Marseille, a beaucoup de rapports

avec le P. tessellatus, Wiegmann, mais s’en distingue par le bord supérieur de son péristome, qui n’est pas auriculé.

15. PomaTras RAYIANUS.

Pomatias Rayianum, Bourguignat, Amén. Malac., 1857, vol. IT, p. 28, pl. 1v, fig. 5-9. Hab. le département de l’Aube.

16. POMATIAS STRIOLATUS.

Pomatias striolatum, Porro, in Rev. zool., 1840, p.106. striolatus, Pfeiffer, in Zeits. für Malak., 1847, p. 110. Cyclostoma turriculatum, Philippi, En. Moll. Sic., 1, p. 144; nec Menke.

Hab. l'Italie et la Sicile.

17. Pomarras NouLert.

Pomatias Nouleti, Dupuy, Moll. France, p. 515, pl. xxv1, fig. 12. Hab. Axat; Foix (Ariége).

18. POMATIAS CINERASCENS.

Cyclostoma cinerascens, Rossmässler, Icon., VI, p. 53, pl. xxvin, fig. 406 (C. canescens in tabula). _— rude, Liegler in Menke, Syn., ed. II, p. 40. _ brevilabre, Parreyss in Anton, Verzeich., p. 54, 1962. Pomatias cinerascens, Villa, Disp. syst., p. 28. Var. 8 peristomate paulo latiore. Cyclostoma turgidulum, Parreyss. latilabre, Schmidt. Hab. la Dalmatie et la Croatie?